peau_d_ane_1970_diaporama_portraitPeau d'Ane. Vous souvenez-vous de ce film de Jacques DEMY avec Catherine DENEUVE et Jean MARAIS ?

Peau d'Ane vous transporte dans un autre monde, celui du merveilleux, où les contes de fées sont possibles !

Le film a beaucoup vieilli mais quel enchantement (:p) de le voir encore diffusé sur les chaînes à l'attention des tout petits ! Ce soir sur Gulli, nous avons droit au conte classique de Charles PERRAULT.

Il garde toute sa magie, avec un brin surréaliste, et je suis émerveillée, à chaque fois, par les robes somptueuses, (celle couleur Nuit, celle couleur du Temps !!!), les accessoires, les décors hyper colorés et chargés, la multitude de détails, les anachronismes (un hélicoptère à la place d'un carosse ?___? !!), le costume de Peau d'Ane (enfant je voulais le même !! :p), la beauté de Catherine Deneuve...

peau_d_ane_1970_08_gRegarder Peau d'Ane, c'est retomber en enfance, se souvenir des contes de fées, princesses et autres sorcières... c'est comme manger un énorme gâteau sucré vêtue de ses plus belles robes.

Un film qui berce une enfance ! Amour, amour, je t'aime tant. Difficile d'oublier la féerie et le surréalisme de Peau d'Ane.

Il était une fois un Roi,
Le plus grand qui fût sur la Terre,
Aimable en Paix, terrible en Guerre,
Seul enfin comparable à soi :
Ses voisins le craignaient, ses États étaient calmes,
Et l'on voyait de toutes parts
Fleurir, à l'ombre de ses palmes,
Et les Vertus et les beaux Arts.
Son aimable Moitié, sa Compagne fidèle,
Était si charmante et si belle,
Avait l'esprit si commode et si doux
Qu'il était encor avec elle
Moins heureux Roi qu'heureux époux.
De leur tendre et chaste Hyménée
Pleine de douceur et d'agrément,
Avec tant de vertus une fille était née
Qu'ils se consolaient aisément
De n'avoir pas de plus ample lignée.
Dans son vaste et riche Palais
Ce n'était que magnificence ;
Partout y fourmillait une vive abondance
De Courtisans et de Valets ;
Il avait dans son Écurie Grands et petits chevaux de toutes les façons,

peauCouverts de beaux caparaçons Roides d'or et de broderie ;
Mais ce qui surprenait tout le monde en entrant,
C'est qu'au lieu le plus apparent,
Un maître âne étalait ses deux grandes oreilles.
Cette injustice vous surprend,
Mais lorsque vous saurez ses vertus non pareilles,
Vous ne trouverez pas que l'honneur fût trop grand.
Tel et si net le forma la Nature
Qu'il ne faisait jamais d'ordure,
Mais bien beaux Écus au soleil
Et Louis de toute manière,
Qu'on allait recueillir sur la blonde litière
Tous les matins à son réveil.